Après le débarquement allié de novembre 1942, le Fort de l’Eau, près d’Alger, fut utilisé comme centre d’instruction et de regroupement. Des unités françaises de l’Armée d’Afrique y reçurent une formation technique et tactique dispensée par des instructeurs américains, en vue de leur rééquipement et de leur engagement aux côtés des forces alliées.
Localisation : est d’Alger, aujourd’hui Bordj El Kiffan.
Fonction initiale : ouvrage défensif et caserne (période coloniale).
Période clé : 1942–1944
Rôle pendant la Seconde Guerre mondiale :
centre de regroupement, d’instruction et d’entraînement
utilisé par les forces françaises rééquipées après l’opération Torch
Novembre 1942 – Opération Torch : débarquement allié en Afrique du Nord
L’Armée d’Afrique française rejoint progressivement le camp allié
Problème majeur : matériel obsolète et doctrines dépassées face à la guerre moderne
Les États-Unis (via la United States Army) mettent en place :
la rééquipement massif (armes, véhicules, artillerie)
la formation technique et tactique des cadres et des unités
Le Fort de l’Eau fait partie des sites utilisés pour cette transition, notamment pour :
l’instruction collective
l’adaptation au matériel américain
la mise en conformité avec les procédures alliées
Types de formations dispensées
Maniement des armes américaines :
artillerie antiaérienne (dont Bofors 40 mm)
armes individuelles
transmissions
Procédures tactiques américaines :
commandement
coordination interarmes
logistique
Instruction DCA / FTA :
pointage
conduite du tir
organisation des positions
Les instructeurs américains encadraient directement les unités françaises, souvent avec interprètes et officiers de liaison.
Le Fort de l’Eau n’est pas un cas isolé :
Des camps similaires existent à :
Staouéli
Blida
Maison-Carrée
Oran
Sidi-bel-Abbès
Tous participent à la montée en puissance de la future :
1re Armée française (général de Lattre)
unités engagées ensuite en Italie, France, Allemagne