SP63011 le 22.01.1945,
Ma chérie aimée et chers petits choux,
Deux mots rapidement jetés sur ce papier, je suis pressé et le courrier va partir. Je suis en bonne santé et vous espère de même, ainsi que les enfants. Hier, je n’ai pas écrit car je suis allé en mission où je suis allé une fois, j’y retourne demain. Je ne sais comment tu recevras mon courrier et-moi comment je recevrai le tien, je n’en sais rien car le courrier va là-bas et moi je suis ici.
J’ai reçu un mot d’un abbé qui était prisonnier avec moi, ça fait bien plaisir.
Ton petit mari et papa qui vous aime et vous embrasse bien tendrement de très loin. Il fait toujours bien froid et la neige tombe toujours.
Bons baisers à mes chéris.
Courage et patience
René