Les ambulancières du CEF sont majoritairement rattachées :
aux formations sanitaires divisionnaires,
aux groupes de brancardage et d’évacuation,
aux unités du Service de Santé des Armées.
Elles ne sont pas combattantes, mais personnels militaires féminins, engagés volontairement, souvent issues :
de la Croix-Rouge française,
des sections féminines du Service de Santé,
parfois des Forces françaises libres pour certaines unités.
Contrairement à une image parfois édulcorée, leur mission ne se limite pas à l’arrière :
conduite d’ambulances sous le feu, souvent de nuit ;
évacuation de blessés au plus près des lignes, parfois dans des zones encore battues par l’artillerie ou l’aviation ennemie ;
circulation sur des routes de montagne étroites, détruites ou minées (Aurunci, Garigliano, Cassino) ;
exposition directe aux bombardements, mitraillages et tirs indirects.
Elles travaillent notamment lors :
de la rupture de la ligne Gustav,
de la bataille du Garigliano,
de la progression vers Rome, puis vers le nord de l’Italie.
Le témoignage de ton grand-père correspond exactement à la réalité opérationnelle connue.
véhicules souvent sommaires, parfois sans blindage ;
éclairage réduit ou inexistant pour éviter les repérages ;
journées et nuits sans relève lors des offensives ;
charge psychologique lourde (blessés graves, morts, urgence permanente).
Plusieurs ambulancières ont été blessées, certaines tuées en mission.
Un nombre significatif d’ambulancières ont été décorées pour faits de bravoure, notamment :
Croix de Guerre 1939-1945 (avec étoile ou palme),
Médaille militaire (cas plus rares),
citations à l’ordre de la division ou du corps d’armée.
Les citations mentionnent fréquemment :
« conduite exemplaire sous le feu »,
« sang-froid remarquable »,
« dévouement au-delà du devoir ».
Leur action a longtemps été sous-représentée dans les récits officiels, mais elle est aujourd’hui reconnue par :
les travaux historiques récents sur le CEF,
les archives du Service de Santé,
les musées militaires et mémoriaux.
Elles constituent l’un des premiers engagements féminins massifs et visibles en zone de combat dans l’armée française moderne.