Le 14.09.1945
Ma chérie, mes chers enfants,
Je viens de recevoir tes premières lettres, une du 6 et du 10 toutes les deux adressées à VESOUL. Je ne comprends pas ma chérie que tu attends encore de plus amples détails, n’ai-je pas été assez explicite ?
J’ai une chambre chez des particuliers, tu viens seule pour étudier la question, tu pourrais laisser nos chéris quelques jours à PARIS. Depuis cinq jours, je suis à l’arrivée des trains, je suis toujours déçu, c’est formidable, jamais mes idées ne sont suivies, tant pis.
Tu es allée au dentiste à PARIS, c’est très bien, ça passe avant moi, tant pis. Le télégramme annoncé n’est pas encore arrivé. Pour mes dents cela va très bien, de toute façon, dés que notre toubib sera là j’irai me faire soigner.
Les enfant s’en donnent à cœur joie dans la cour et les champs, tant mieux. Tout va bien, tu n’auras pas à te plaindre de SAINT DENICOURT. En vous attendant avec une douloureuse impatience.
Bons baisers à mes chéris
René