Feuquières, le 21.09.1935
Mon petit René chéri,
Je vous écris en ce moment chez mes grands-parents, c’est le jour de la noce, il est 9h dans une heure nous partons en auto dans les beaux patelins perdus. Mon petit René chéri, j’espère bien m’amuser mais très sérieusement avec votre pensée. Chéri ne pensez pas trop à moi et surtout n’ayez pas trop le cafard c’est tout ce que je vous demande. Chéri je m’excuse d’écrire si mal et si peu une toute petite carte mais que voulez-vous je ne suis pas encore habillée.
Hier matin, j’ai reçu votre délicieuse lettre, juste avant de partir, je vous y répondrai mercredi en rentrant à PARIS.
J’ai fait un beau voyage, tous les arbres sont en fleurs c’est très joli, mais cela aurait été plus joli avec vous.
Chéri je vais terminer ma carte elle est bien courte il est vrai mais je pense qu’elle vous fera plaisir. Je vous aime.
Mes plus tendres baisers de la campagne fleurie. A bientôt. Je vous aime.
Thérèse
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